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HardProp, émergence de l’aviation no-cost

A l’heure où l’impact environnemental des vols à bas coût suscite de plus en plus de critiques et où personne n’imagine plus rivaliser en Europe avec les mastodontes du vol low-cost que sont EasyJet et RyanAir, l’arrivée sur le marché de HardProp, la première compagnie no-cost, a pris de cours tous les observateurs. Deux questions à Jean-René de Renéjean, fondateur et CEO.

Le no-cost, qu’est-ce que c’est ?
Tout simplement le seul modèle économique d’avenir, capable de s’imposer face au low-cost et à l’habitude prise par les consommateurs de ne plus payer les services qu’ils utilisent. Comme avait coutume de dire Michael Denada, mon professeur à la Hopeless School of Economics, « When they go low, you go lower. When they go even lower, you crawl on the ground like a sick dog. »

Un appareil HardProp paré au décollage

Un appareil HardProp paré au décollage à l’aéroport de Paris-Mauvais.

Tout de même, offrir des vols gratuits, est-ce possible ?
Oui, à condition de savoir compresser les coûts au maximum. Nous n’utilisons pas d’avions à réaction mais des appareils à hélices, dont nous demandons aux passagers de lancer eux-mêmes la rotation à la force des bras (d’où le nom de notre compagnie). Bien sûr, nous avons connu quelques difficultés techniques, comme lorsque les lombrics des toilettes sèches ont commencé à manger le bois de la carlingue d’un Paris-Berlin, mais ni plus ni moins que n’importe quelle autre compagnie à bas coût.

Agar

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